Présentation
On pourra toujours dire tout le mal possible d’Internet, mais je mesure l’immense champ d’échanges qu’il offre, en découvrant la multitude de sites et blocs thématiques proposés par des gens intelligents, engagés, informés, réfléchis, qui dominent un océan de micro-ghettos voués à la conviction assénée entre convaincus.
Je ne peux que constater que mes vaticinations politico-culturelles hétéroclites et sans prétention ne s’inscrivent dans aucune de ces deux cases.
Je ne les ai poursuivies depuis 2014 que parce qu’elles étaient une des raisons de mon plaisir à vivre et parce que je pensais qu’elles pouvaient être utiles, au-delà du modeste cercle de mes happy few, comme on dit en provençal.
Las, les logiciels (comme l’on dit aujourd’hui) qui soutenaient ma vision du monde sont grandement obsolètes, au vu des mutations de notre société et de celles du monde.
La lecture de ce site vous en dirait évidemment largement sur ce qu’étaient ces logiciels ...
Pour s’y retrouver, le lecteur pourra aller directement à "Plan du site" et à "Mots clés".
Bonne lecture.
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Je ne résiste pas au plaisir de reprendre cet ancien article, oublié dans les archives d’un ancien blog :
En amoureux de la langue française que je suis (bien que méridional affligé d’un accent incongru), je tiens à signaler les lignes suivantes (graphie originale) du chapitre « De quelques usages » des Caractères de la Bruyère (1688) :
« Qui pourroit rendre raison de la fortune de certains mots, & de la proscription de quelques autres ? Ains a péri, la voyelle qui le commence, (…)
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Une lettre en anglais à Margaret Harkness
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Baudelaire vu par Nadar
J’ai récemment repris de Baudelaire quelques vers sans prétention, qui renvoient à un versant méconnu de ceux qui considèrent seulement la magnifique œuvre poétique, je veux parler de la somme de regards portés sur la création littéraire et artistique de son temps Baudelaire, "Vers pour le portrait de M. Honoré Daumier" Vous pouvez trouver sur ce site quelques uns de ces textes, qui ne sont qu’une goute d’eau dans l’immensité du travail du critique. Sont toujours (…)
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27 décembre 2020, par René Merle
Chacun d’eux portait sur son dos une énorme Chimère...
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27 décembre 2020, par René Merle
C’est dans le grand journal populaire d’Émile de Girardin, La Presse que Balzac, le 25 octobre 1846, donne enfin son Avant-Propos à la Comédie humaine, présentation qu’il mûrissait depuis 1842.
J’en extrais ces quelques lignes.
« Le créateur ne s’est servi que d’un seul et même patron pour tous les êtres organisés. L’animal est un principe qui prend sa forme extérieure, ou, pour parler plus exactement, les différences de sa forme, dans les milieux où il est appelé à se développer. Les (…)
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27 décembre 2020, par René Merle
Depuis 1966, un peu fatigués mais toujours vaillants et ostentatoires, je peux voir sur un rayon de la bibliothèque les 16 tomes du L’œuvre de Balzac que le Club français du livre venait de proposer à ses souscripteurs, dont j’étais. J’avais trente ans, et c’était l’âge pour un jeune prof. où la boulimie de la découverte passait par les compilations et les encyclopédies, acquisitions bien préhistoriques aujourd’hui pour qui penser retrouver tout le savoir du monde sur la vitrine de son (…)
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27 décembre 2020, par René Merle
Illustration des Misérables, Hetzel, édition de 1869
« A force d’aller en avant, il parvint au point où le brouillard de la fusillade devenait transparent.
Si bien que les tirailleurs de la ligne rangés et à l’affût derrière leur levée de pavés, et les tirailleurs de la banlieue massés à l’angle de la rue, se montrèrent soudainement quelque chose qui remuait dans la fumée.
Au moment où Gavroche débarrassait de ses cartouches un sergent gisant près d’une borne, une balle frappa le cadavre. (…)
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27 décembre 2020, par René Merle
L’avocat général à la Cour de cassation Arthur Desjardins ne brillait pas par des sympathies socialistes et révolutionnaires ! Cependant, voici ce que l’on peut lire dans son P.-J. Proudhon, sa vie, ses œuvres, sa doctrine, Paris, Perrin, 1896, t. I, à propos de la langue du grand théoricien révélée dès son premier ouvrage de 1840 : Qu’est-ce que la propriété ? ou Recherche sur le principe du Droit et du Gouvernement [1]
« Cette argumentation puissante est rehaussée par la magie du style. (…)