Présentation
On pourra toujours dire tout le mal possible d’Internet, mais je mesure l’immense champ d’échanges qu’il offre, en découvrant la multitude de sites et blocs thématiques proposés par des gens intelligents, engagés, informés, réfléchis, qui dominent un océan de micro-ghettos voués à la conviction assénée entre convaincus.
Je ne peux que constater que mes vaticinations politico-culturelles hétéroclites et sans prétention ne s’inscrivent dans aucune de ces deux cases.
Je ne les ai poursuivies depuis 2014 que parce qu’elles étaient une des raisons de mon plaisir à vivre et parce que je pensais qu’elles pouvaient être utiles, au-delà du modeste cercle de mes happy few, comme on dit en provençal.
Las, les logiciels (comme l’on dit aujourd’hui) qui soutenaient ma vision du monde sont grandement obsolètes, au vu des mutations de notre société et de celles du monde.
La lecture de ce site vous en dirait évidemment largement sur ce qu’étaient ces logiciels ...
Pour s’y retrouver, le lecteur pourra aller directement à "Plan du site" et à "Mots clés".
Bonne lecture.
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13 avril, par René Merle
Du Blanc et du Bleu, deux couleurs qui me renvoient à la fois à la Grèce, à Marseille et à Israël, bien qu’il n’y ait rien de commun entre l’héritage des Ioniens de Phocée et celui de David. Le drapeau grec est né de la guerre d’indépendance contre les Ottomans (1821-1829) : le bleu symbolise le ciel et la mer, le blanc la pureté de l’indépendance, et la croix, évidemment, signifie évidemment l’attachement à l’église orthodoxe. Et les neuf bandes bleues et blanches horizontales (…)
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11 avril, par René Merle
Les mois derniers nous ont offert deux exemples de la précipitation des Belles Âmes, précipitation démentie par les faits, qui révèle une ingénuité ou plutôt un regrettable a priori idéologique.
Ainsi, le 17 février, à l’initiative de Éric Ciotti et de la conférence des présidents, et avec l’aval de Mme Braun-Pivet, présidente de l’Assemblée, une minute de silence a été observée par l’Assemblée nationale, cinq jours après l’agression mortelle du militant d’extrême-droite Quentin Deranque. (…)
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9 avril, par René Merle
Sans le moins du monde y adhérer, j’ai toujours été ému par le naïf propos que le grand chansonnier marseillais Victor Gelu prêta au vieux pâtre Cassian dans Lou credo de Cassian, (novembre 1854).
A peri tout entié, qué servirié dé neisse ! Dieou, qué li vi tan lun, nou forgé pa per ren : En mouren regrïan ; l’ome, quan dispareisse, Va pupla leis estèlo oou foun doou firmament !
Traduction par Gelu :
A périr tout entier que servirait-il de naître ! Dieu, (…)
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7 avril, par René Merle
J’avais en son temps donné ce poème dans sa graphie originale, tel que l’écrivis Du Bellay à propos de son séjour à Rome qui se survit tristement de ses ruines. La déploration de sa ruine, comme dit le sous-titre...
C’était une démarche qui a rebuté bien des lecteurs.
Voici donc ce poème dans sa présentation moderne, une des plus belles et mélancoliques méditations sur le flux du temps :
Nouveau venu, qui cherches Rome en Rome
Et rien de Rome en Rome n’aperçois,
Ces vieux palais, ces (…)
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5 avril, par René Merle
Il m’arrive, en discutant avec des amis, de leur dire que l’implosion de l’URSS a ouvert la porte au capitalisme le plus débridé, en laissant Reagan et Mme Thatcher proclamer : « There is no alternative » (TINA), soit « Il n’y a pas d’autre choix ». URSS ? Voilà un mot qu’il ne fait plus bon prononcer sous peine d’être accusé de cécité historique, voire de collaborationnisme avec une des pires tyrannies de l’Histoire. C’est bien que j’ai encore ressenti ces derniers jours en lisant sur le (…)
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4 avril, par René Merle
En commentaire à l’article Municipales, Toulon et le RN, Jean-Paul Damaggio m’avait écrit : « Autrefois, marxisme aidant, nous pensions que l’avenir nous appartenait mais depuis des années nous vérifions qu’il appartient au FN-RN. Après chaque élection le même scénario : ouf le FN-RN est bloqué sauf que lui c’est un bloc, il a le temps, quand les autres, et nous avec, on est en miettes et avec des miettes on ne fait pas de pain. Comment retrouver la recette du pain ? » J’essaierai (…)
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3 avril, par René Merle
Ce site abonde en réflexions sur le lien entre le passé et le présent.
En ce domaine, une des sources les plus stimulantes a été pour moi la lecture du philosophe allemand Ernst Bloch, marxiste non orthodoxe, qui proposa le principe de non- contemporanéité en 1935, alors qu’il tentait de comprendre comment le national-socialisme était arrivé au pouvoir [1].
Au-delà de la collusion évidente entre le grand capital et le nazisme qui porta Hitler au pouvoir, il étudia la rémanence de (…)
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1er avril, par René Merle
On s’étonnera peut-être de me voir ces derniers jours n’évoquer qu’Anna de Noailles [1] ou le théologien Arius [2], alors que le monde s’embrase et que notre vie politique s’enlise.
Rassurez-vous (si besoin était), en l’occurrence vous ne perdez rien pour attendre.
Mais comme je ne suis ni politologue ni géo-politologue, il faut bien convenir que ce qui sous tend ce site tient moins à une information sur l’état du monde et celui de la France (vous avez amplement de quoi vous informer par (…)
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1er avril, par René Merle
Suis-je arianiste ? Je ne dis pas : « Suis-je aryen ? », question que posaient les salauds qui nous dominaient entre 1940 et 1944 pour savoir si vous aviez ou pas le droit de vivre. Rien de « racial » dans ma question. Je pense seulement au théologien byzantin Arius, qui niait l’égalité de substance du Fils avec le Père, et ne considérait Jésus, Fils de Dieu, que comme une nature subordonnée, comme la nôtre. Mes parents instituteurs, baptisés sans l’avoir demandé, n’ont pas jugé bon de (…)
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25 mars, par René Merle
Quand j’étais lycéen, je n’étais pas du tout sensible au lyrisme de la très aristocratique, très mondaine (au bon sens du mot) et si cultivée Anna de Noailles, car l’exploration des thèmes si classiques de l’amour, de la nature, de la vie et de la mort ne correspondait pas (encore) à ma découverte impatiente de la vie, autrement que par l’alexandrin. Voyez ce qu’elle en disait en 1920 : « Pourquoi écrivez vous ? » "Littérature", 1920.
Bien longtemps après, il m’arrive pourtant maintenant (…)