Je mets en relation avec l’article Des « Élites » et du Bon Peuple. ces quelques lignes que j’extrais d’une lettre de Voltaire à M. le marquis de Condorcet, 27 janvier 1776.
« Je ne crains point la compagnie du métier de saint Matthieu, que vous appelez la canaille du sel : notre grand ministre nous en a délivrés pour nos étrennes, et probablement pour jamais. Sa déclaration est enfin enregistrée au parlement de Dijon. Ce parlement s’est réservé de faire des remontrances ; mais elles (…)
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Lumières, Révolution française, Premier Empire
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Voltaire et les Canailles
13 avril 2025, par René Merle -
Tel a consumé sa jeunesse dans les orages des factions, qui devient sage à la fin de sa vie ?
28 novembre 2024, par René MerleDans la présentation de l’ouvrage du très réactionnaire Edmund Burke, Réflexions sur la Révolution de France (1790), qu’un éditeur français publie en 1819, au lendemain du retour des Bourbons, on peut lire : « Les opinions changent avec l’âge (disait M. de Fontanes, pair de France, le 2 mars 1816) ; elles se modifient d’après les situations diverses où l’homme est placé. Tel a consumé sa jeunesse dans les orages des factions, qui devient sage à la fin de sa vie. La modération succède à la (…)
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Marat, la politique, c’est exercer un contrôle perpétuel sur les actes des hommes arrivés au pouvoi
10 mai 2024, par René MerleLes prises de position solitaires de notre Président en matière internationale m’incitent à reprendre ici cet article publié le 15 novembre 2021, au lendemain de la proclamation du couvre-feu.
La science du gouvernement… Marat, 1774, 1792 Le Président et son gouvernement se servent de la crise sanitaire pour légitimer un pouvoir pratiquement absolu, dont les dernières ordonnances de régression sociale sont un premier épisode. Et le peuple aveuglé, en état de sidération devant la menace du (…) -
Res publica. Marat 1790 dans la phase d’élaboration de la Constitution
29 novembre 2023, par René MerleDe cette fascinante plongée dans la Révolution, où Marat n’a jamais cessé de dénoncer l’accaparement du processus révolutionnaire par une bourgeoisie qui ne voyait dans le peuple menaçant des Sans Culottes qu’une force d’appoint occasionnelle (j’y reviendrai), je ne retiendrai ici que ce propos de Marat, émis à l’aube de la monarchie constitutionnelle, dans son Appel à la Nation, par Jean-Paul Marat, l’Ami du peuple, citoyens des Cordeliers, mars 1790. À contre-courant de l’optimisme (…)
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Res publica. Barnave 1791, Barnave, de la Monarchie et de la République
28 novembre 2023, par René MerleAprès la fuite avortée du Roi en juin 1791, les débats se poursuivent sur l’élaboration de la Constitution. L’Assemblée débat de l’inviolabilité du Roi, et des pouvoirs qui lui seront accordés par la Constitution. Le 15 juillet, le leader des « Constitutionnels », l’avocat Barnave déclare : « Je place ici la véritable question. Allons-nous terminer la Révolution, allons-nous la recommencer ?... Un pas de plus serait un acte funeste et coupable ; un pas de plus dans la ligne de la liberté (…)
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Res publica, Marat 1789
21 novembre 2023, par René Merlesuite de : Res publica, 14 Juillet... Loustalot. "Les grands ne nous paraissent grands que parce que nous sommes à genoux"
La Bastille abattue et l’Assemblée des États généraux devenue Assemblée nationale, la grande affaire est maintenant de donner une constitution au royaume.
« Livré dès ma jeunesse à l’étude de la nature, j’appris de bonne heure à connaître les droits de l’homme, & jamais je ne laissai échapper l’occasion d’en être le défenseur. Citoyen du monde, en un temps où (…) -
Res publica, 14 Juillet... Loustalot. "Les grands ne nous paraissent grands que parce que nous sommes à genoux"
18 novembre 2023, par René MerleSuite de Res publica. Sieyès et le Tiers-État
Dans l’agitation qui précéda le 14 juillet, le jeune publiciste Loustalot s’était signalé par ses harangues enflammées dans la promenade du Palais Royal, où il "criait" son journal, Révolutions de Paris Dès son premier numéro, 12 juillet 1789, le journal portait en en-tête, comme en écho à « De la servitude volontaire » de La Boétie : Deux jours après, la Bastille était prise. Par "Nous". Mais qui est ce "Nous" ? Est-ce vraiment celui de (…) -
Res publica, 1791, la loi Le Chapelier
16 novembre 2023, par René MerleRes publica, Document, la loi Le Chapelier
Mon ubiquité fait qu’en 1791 je rencontre Isaac-René-Guy Le Chapelier, avocat au parlement de Bretagne, est élu député du Tiers-État de la sénéchaussée de Rennes aux États généraux de 1789. La même année, il cofonde le club breton, précurseur du club des jacobins. En sa qualité de président de l’Assemblée nationale constituante, il fait voter l’abolition des privilèges et des droits féodaux lors de la séance du 4 août 1789. Il est également (…) -
Res publica. Émeutes de Mars 1789, Toulon et périphérie. Vive le Roi !
13 novembre 2023, par René MerleSuite de Res publica. Sieyès et le Tiers-État
Toulon. La ville où j’habite aujourd’hui. Mais ce que je retrouve en ce début d’avril 1789 est aujourd’hui devenu la vieille ville, serrée derrière la façade du Port. Je me mêle à l’attroupement devant une affiche apposée sur l’Hôtel de Ville, un attroupement où l’on parle provençal, la langue quotidienne du plus grand nombre. Un homme lit et relit l’affiche à haute voix, pour répète-t-il, que ceux qui ne savent pas lire comprennent. À ma (…) -
Res publica. Sieyès et le Tiers-État
27 octobre 2023, par René MerleJe viens de donner sur ce site quelques documents pouvant, à leur façon, illustrer l’attitude des grands noms des Lumières devant la notion de République À l’évidence, si le mot est connu, il est renvoyé aux petites cités de l’Antiquité ou aux minuscules républiques contemporaines, la plus connue étant celle de Genève. En fait, vous avez pu le constater, dans leur grande différences, ces philosophes des Lumières tendent tous vers le remplacement d’une monarchie absolue par un type de (…)