Présentation
On pourra toujours dire tout le mal possible d’Internet, mais je mesure l’immense champ d’échanges qu’il offre, en découvrant la multitude de sites et blocs thématiques proposés par des gens intelligents, engagés, informés, réfléchis, qui dominent un océan de micro-ghettos voués à la conviction assénée entre convaincus.
Je ne peux que constater que mes vaticinations politico-culturelles hétéroclites et sans prétention ne s’inscrivent dans aucune de ces deux cases.
Je ne les ai poursuivies depuis 2014 que parce qu’elles étaient une des raisons de mon plaisir à vivre et parce que je pensais qu’elles pouvaient être utiles, au-delà du modeste cercle de mes happy few, comme on dit en provençal.
Las, les logiciels (comme l’on dit aujourd’hui) qui soutenaient ma vision du monde sont grandement obsolètes, au vu des mutations de notre société et de celles du monde.
La lecture de ce site vous en dirait évidemment largement sur ce qu’étaient ces logiciels ...
Pour s’y retrouver, le lecteur pourra aller directement à "Plan du site" et à "Mots clés".
Bonne lecture.
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28 décembre 2020, par René Merle
"LE MASSACRE", PAR FELICIEN CHAMPSAUR, PARIS, DENTU, 1885.
Félicien Champsaur (1859-1934). Né dans les Basses-Alpes [1859], et vite « monté » à Paris, familier du Club des Hydropathes de Goudeau, et du Chat Noir montmartrois, Félicien Champsaur y devient aussitôt une figure de la vie littéraire parisienne. En 1885, le jeune journaliste et déjà romancier, du haut de ses vingt-six ans, ne témoigne d’aucune indulgence pour tout ce qui peut se dire, s’écrire, se créer dans la capitale. (…)
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28 décembre 2020, par René Merle
Il est frappant de constater que, dans les célébrations actuelles de la Commune de Paris (qui oublient un peu trop les différentes Communes de province), l’accent est mis sur l’action politique et sociale de l’entreprise, alors qu’un de ses aspects majeurs est ce communalisme qui, sous des formes différentes, court depuis la Restauration. La Commune maîtresse chez elle… À cet égard, l’œuvre d’Augustin Thierry peut être considérée comme initiatrice de ce courant de pensée multiforme, (…)
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28 décembre 2020, par René Merle
Vous avez déjà pu rencontrer le libertaire Han Ryner (1861-1938 sur ce site. Voici ce qu’il écrit dans un ouvrage de 1904 sur la jeunesse éduquée, base de la dominance d’une intelligentsia sans autres principes que l’ambition personnelle. Si j’avais retiré de ce texte quelques noms propres, il n’aurait pas été impossible de croire qu’il s’agissait du ghetto arriviste et sans principes qui aujourd’hui fait l’opinion et parasite la vie politique.
« CHAPITRE XII
Demain
La plupart des (…)
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28 décembre 2020, par René Merle
Je m’aperçois que je n’avais pas repris sur ce site un article de mon ancien blog Je redonne donc ici ce texte magnifique de Baudelaire, texte hélas plutôt occulté, mais est-ce bien innocent ?
« Je veux parler maintenant de l’un des hommes les plus importants, je ne dirai pas seulement de la caricature, mais encore de l’art moderne, d’un homme qui, tous les matins, divertit la population parisienne, qui, chaque jour, satisfait aux besoins de la gaieté publique, et lui donne sa pâture. Le (…)
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28 décembre 2020, par René Merle
Cf. : Béranger, la langue et le peuple
Voici, extraite des Œuvres complètes de P.J. de Béranger, Paris, Perrotin, M DCCC LVI, une "Notice" qui évoque la jeunesse du chansonnier et son rapport à la langue. "Tantôt il saluait avec transport le jeune Chateaubriand et le Génie du Christianisme, ce grand livre qui précédait le retour de l’Évangile ; tantôt il revenait sur l’admiration des poëtes admirés de son temps, et il tenait tête à ce triomphant abbé Delille, qui passait, au commencement (…)
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28 décembre 2020, par René Merle
Voici un manifeste de la Commune de Paris, qui, hélas, faute de moyens de communication et de diffusion hors de Paris assiégé par les Versaillais et verrouillé par les Prussiens, ne put guère être opérant dans la population rurale, qui avait majoritairement voté à droite, et à laquelle le pouvoir versaillais présentait les Communards comme d’abominables partageux, ennemis de toute propriété. Un texte qui nous interpelle aujourd’hui, au-delà du monde rural, sur l’imprégnation des milieux (…)
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28 décembre 2020, par René Merle
Après la publication de l’article 1871, Commune de Paris, « Au travailleur des campagnes », j’ai reçu de Jean-Pierre Bonnet de précieuses précisions sur l’auteur de l’appel de la Commune, André Léo (Léodile Béra, madame Grégoire Champseix), notamment sur ses rapports avec Benoît Malon pendant le long exil qui suivit la défaite de la Commune . Par la même occasion j’ai découvert l’existence de l’Association André Léo, dont Jean-Pierre Bonnet est un des animateurs : http://andreleo.com/ Et (…)
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28 décembre 2020, par René Merle
J’évoquais récemment l’attitude d’Émile Zola devant la Commune de Paris. Évoquons un peu celle de Flaubert. En 1871, année de la défaite française et de la Commune, Flaubert a cinquante ans. Pour lui, le trauma de la Commune est inséparable du trauma initial qu’a été la guerre contrer la Prusse, avec à la clé la défaite et l’occupation. Deux tragiques épisodes qui l’enfoncèrent encore plus dans la condamnation de son époque de muflisme, et l’enfermement dans sa tour d’ivoire créatrice, (…)
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28 décembre 2020, par René Merle
Regnault, La Liberté ou la Mort
J’ai évoqué le point de vue d’Aragon (1936) sur la peinture réaliste et engagée dans le contexte tumultueux de l’immédiat avant-guerre. Peinture engagée ? Ce qui me renvoie à cette brève charnière de la période révolutionnaire, où dans le retour au classicisme d’atelier s’affirme une peinture au service des idées nouvelles J’ai ouvert le roman d’Anatole France Les Dieux ont soif : "Evariste Gamelin, peintre, élève de David, membre de la section du (…)
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28 décembre 2020, par René Merle
Prisonniers du passé ?
Le passé ne veut pas s’en aller. Il revient
Sans cesse sur ses pas, reveut, reprend, retient,
Use à tout ressaisir ses ongles noirs, fait rage ;
Il gonfle son vieux flot, souffle son vieil orage,
Vomit sa vieille nuit, crie : À bas ! crie : À mort !
Pleure, tonne, tempête, éclate, hurle, mord.
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J’extrais ces quelques vers sur le flux du temps [1] d’une magnifique pièce datée de 1846, complétée en exil en 1855, et (…)