Présentation
On pourra toujours dire tout le mal possible d’Internet, mais je mesure l’immense champ d’échanges qu’il offre, en découvrant la multitude de sites et blocs thématiques proposés par des gens intelligents, engagés, informés, réfléchis, qui dominent un océan de micro-ghettos voués à la conviction assénée entre convaincus.
Je ne peux que constater que mes vaticinations politico-culturelles hétéroclites et sans prétention ne s’inscrivent dans aucune de ces deux cases.
Je ne les ai poursuivies depuis 2014 que parce qu’elles étaient une des raisons de mon plaisir à vivre et parce que je pensais qu’elles pouvaient être utiles, au-delà du modeste cercle de mes happy few, comme on dit en provençal.
Las, les logiciels (comme l’on dit aujourd’hui) qui soutenaient ma vision du monde sont grandement obsolètes, au vu des mutations de notre société et de celles du monde.
La lecture de ce site vous en dirait évidemment largement sur ce qu’étaient ces logiciels ...
Pour s’y retrouver, le lecteur pourra aller directement à "Plan du site" et à "Mots clés".
Bonne lecture.
Derniers articles
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29 décembre 2020, par René Merle
J’écrivais dans l’article À propos de Sénèque... et de la philosophie : "Même s’il inspira Diderot qui le révérait (j’y reviendrai), Sénèque le stoïcien ne me semble guère avoir été un modèle de vie, sinon pour les jouisseurs et les opportunistes politiques." Pourquoi alors cette admiration de Diderot ? Dans un ouvrage paru en 1778, Diderot explique les raisons de sa vénération (qui est loin d’être partagée par tous les philosophes du temps), et justifie le rôle du philosophe conseiller (…)
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29 décembre 2020, par René Merle
J’ai un peu « enrichi » la rubrique φιλοσοφία ces derniers temps, notamment avec : Rousseau, le jargon philosophique et la métaphysique À propos de Sénèque... et de la philosophie Encore sur la philosophie
Et voici une suite :
Robert Maggiori, À la rencontre des philosophes. 100 chroniques de "Libération", Bordas, 2005. Il m’arrive souvent de butiner dans ce livre, car il me montre l’immensité de ce que j’ignore en matière de vraie philosophie. Mais, convaincu que je suis de vivre à une (…)
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29 décembre 2020, par René Merle
Les gazettes sont emplies des signes de déprime d’anxiété (écologique, militaire, sociale, sécuritaire) qui font que beaucoup se détournent de l’information pour se retrouver dans le seul quant à soi. Ce qui m’a fait repenser à la présentation faite par l’éditeur français de l’ouvrage de l’historien et sociologue étatsunien Christopher Lasch (Climats, 2008), Le Moi assiégé : Essai sur l’érosion de la personnalité, ouvrage à la complexe documentation sociologique, psychologique et (…)
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29 décembre 2020, par René Merle
J’évoquais Machiavel dans ce dernier billet : Pauvre France... dans le jeu des puissances. Je reprends donc à propos de Machiavel les quelques lignes d’un blog antérieur, écrites fin 2008 au lendemain même de la publication de l’ouvrage de Denis Collin, Comprendre Machiavel : « Machiavélique » renvoie bien sûr à la légende noire de Machiavel, et au panthéon des fourbes, prêts à toutes les hypocrisies pour parvenir à leurs fins. « Machiavélien » est une épithète noble pour désigner la vision (…)
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29 décembre 2020, par René Merle
Hugo peut parfois se chanter, mais j’ai toujours pensé qu’il doit se réciter. Quand j’étais tout enfant, il m’arrivait d’entendre mon père déclamer du Hugo, devant la « pile », avant et après que le rasoir ait fait son œuvre (rasage à l’ancienne, opération longue et délicate, savon à barbe, coupe chou, blaireau, cuir d’affutage). C’est ainsi que ces alexandrins me sont entrés en tête, bien avant les récitations de l’école primaire… Voici le poème que j’ai sans doute le plus souvent entendu : (…)
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29 décembre 2020, par René Merle
Daumier. Don Quichotte et Sancho :
L’hommage que Lydie Salvayre, prix Goncourt en 2014, vient d’adresser à Don Quichotte dans Rêver debout (Seuil, 2021) a suscité une multitude de réactions, fort diverses.
Ce qui m’a amené à relire ce qu’écrivait Umberto Eco [1] :
« La lecture des œuvres littéraires nous oblige à une exercice de fidélité et de respect dans la liberté de l’interprétation. Il existe une dangereuse hérésie critique, typique de notre époque, selon laquelle on peut faire ce (…)
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29 décembre 2020, par René Merle
En 1878, Engels critique durement l’économiste et philosophe allemand Dühring : L’anti-Düring,M.E. Dühring bouleverse la science. L’ouvrage commence par une partie "Philosophie", qui traite des lois de la dialectique et de la façon dont la dialectique rend compte des contradictions réelles... Oui, je sais... Le vieux Frédéric a bricolé un "matérialisme dialectique", dont Marx n’avait peut-être pas vraiment soupçonné l’existence... À l’inverse de ce que Marx mettait au clair à partir de (…)
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29 décembre 2020, par René Merle
Je suis entouré de livres qui, malgré des délestages nombreux, envahissent les rayonnages et finiront sans doute chez Emmaüs, quand l’appartement sera vidé post mortem. Je me plais parfois à imaginer quels seront les acquéreurs éventuels… Mais bon, nos vieux philosophes grecs m’ont appris qu’il était parfaitement inutile de se ronger les sangs avec le passé et le futur, et que l’essentiel était de se savoir vivre, et de s’aimer vivre, au présent. Le confinement m’a amené à reprendre (…)
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29 décembre 2020, par René Merle
Quand j’étais enfant, j’entendais constamment ma grand-mère chanter, et bien souvent des airs d’opéra. Ma grand-mère ne fut pourtant "qu’une ouvrière", puis une ménagère, mais l’opéra faisait alors partie de la culture populaire méridionale. C’est ainsi que j’ai connu ces quatre premiers vers de la chanson suspendue de Marguerite, dans Faust. Celui de Gounod, toujours, dont Barbier fit le livret. Berlioz était inconnu. Magique évocation d’une terre de brumes, dans ce midi solaire de tomates (…)
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29 décembre 2020, par René Merle
Dans mon confinement, je jouis heureusement d’un balcon plein sud sur la rade et le ciel. Si je lève les yeux, renouvellement rafraichissant des souvenirs de la première enfance, le vol plané des gabians et le défilé changeant des nuages, dans lesquels il est si tentant de démêler des formes familières ou inquiétantes. Les nuages, les merveilleux nuages Curieuse sensation de voir s’encastrer au bas du tableau la puissante ligne grise des navires de guerre, qui me rappellent que c’est par la (…)