Au lendemain de la défaite du Spartakisme
Au lendemain de la défaite du Spartakisme
En accédant au pouvoir en 1933, Hitler n’a fait que mettre en œuvre ce qu’il proclamait depuis le début des années 1920
Dans un billet récent, un correspondant évoquait ces « partis politiques, toujours à travers l’histoire, qui transformés en religions totalitaires, n’ont rien eu à envier aux religions en ce sens. » Suivez mon regard : en ce qui concerne l’histoire contemporaine, depuis nombre d’observateurs et de philosophes (nouveaux ?), ce constat s’appliquerait aux deux versants d’un même (...)
Le choix minoritaire du leader social démocrate allemand
Article publié sur le site La Sociale jeudi 8 mai 2008.
"Dans la sauce médiatique dominante dont nous sommes abreuvés jusqu’à satiété, les aspects politiques et sociaux de Mai 68, et de ses conséquences, sont quasiment occultés au profit de l’aspect sociétal.
D’où l’absolution implicite donnée à ceux des anciens combattants qui paradent dans l’Establishment néo-libéral : n’assument-ils pas à leur façon les valeurs sociétales de Mai ?
Et, si l’on pousse jusqu’à la caricature, de réjouissantes analyses font, (...)
Voici quelques articles anciens qui peuvent vous éclairer sur mon rapport à l’Allemagne.
D’abord deux articles de 2017 :
L’autre Allemagne. le bouillonnement politique et culturel du temps de la République de Weimar
« Un phare culturel européen. En filigrane de la très sage, très conservatrice et quelque peu donneuse de leçons RFA, on peut encore, suivant l’angle d’attaque du regard, exhumer l’image monstrueuse du nazisme, et, par là même, dans l’exhumation de cette ignominie, cautionner la normalité (...)
Le 10 juillet 1932, Alfred Einstein écrivait à Sigmund Freud, en lui demandant s’il existait un moyen d’affranchir les hommes de la menace de la guerre, et en constatant l’inefficacité du tribunal des nations qu’aurait dû être la Société des Nations. En voici un extrait :
« Pour moi qui suis un être affranchi de préjugés nationaux, la face extérieure du problème en l’espèce, l’élément d’organisation m’apparaît simple : les Etats créent une autorité législative et judiciaire pour l’apaisement de tous les (...)
Un itinéraire social-démocrate
La pétition du 2 décembre 1995. Un soutien de poids à la réforme Juppé.
Le déclenchement de l’immense mouvement de grève de la fin 1995, la solidarité populaire dont il a joui immédiatement, montrèrent au gouvernement d’Alain Juppé décideurs que la partie, imprudemment engagée était loin d’être gagnée. Il lui fallait impérativement gagner la bataille de l’opinion. Non seulement les grévistes étaient taxés d’irresponsabilité, mais les intellectuels qui les soutenaient, comme Pierre Bourdieu étaient l’objet (...)
Enfonçons quelques portes ouvertes au sujet du Peuple souverain et de la démocratie
Jean de la Bruyère, Les Caractères, "Du souverain ou de la république", 13 : "Le caractère des Français demande du sérieux dans le souverain." C’était en 1688, au temps du Roi Soleil... On ne choisissait pas le souverain, mais on voulait qu’en respectant sa fonction, il respectât ceux qu’il gouvernait... Toujours vrai aujourd’hui ? Pas si sûr. Depuis 1958, le peuple français choisit le souverain. "La parole est au (...)
Pressé de se donner une légitimité, le Gouvernement provisoire avait fixé les élections législatives au 9 avril. La Société Républicaine centrale (blanquiste) lui adressa le 6 mars une pétition demandant l’ajournement des élections. Elle resta sans réponse et la Société adressa une seconde pétition le 14 mars. Je donne ici les deux textes présentés dans Auguste Blanqui, Textes choisis, Éditions sociales, 1971, textes qui traitent de façon très claire de la légitimité du suffrage universel (masculin !) quand (...)
Oui, "Primaires" à LFI, un candidat...
J’imagine que les adhérents de LFI vont être sensibles à cette démarche quelque peu plébiscitaire...
Libération, 14 octobre 2020
Quelle avalanche de pétitions ! Dans Jonas ou l’artiste au travail, Camus raillait déjà le microcosme de la pétition, une manie chez ces intellectuels qui, disait-il, délivrent leur conscience à coups de signatures (manie à laquelle il a pourtant souvent cédé). Qu’aurait-il écrit aujourd’hui, où, entre autres, la fine fleur de l’intelligentsia de la gauche et de l’écologie, mouvance extrêmement… mouvante, ne cesse de nous solliciter pour de nobles causes, et particulièrement de causes politiques. Je faisais (...)
Quelques mots jetés dans le vide une fois de plus. Avons-nous vraiment besoin d’un Président ? Alors que notre vie sociale se rétrécissait comme peau de chagrin par le confinement, j’avais cru trouver un recours à l’isolement en m’inscrivant à Facebook (que j’avais toujours superbement ignoré). Après quelques mois d’expérience, j’ai arrêté. Non que je méprise ce qu’il peut apporter comme clins d’œil du quotidien, souvent poussés jusqu’au nombrilisme innocent, mais il se trouve que la plupart de mes « Amis » (...)
Les historiens ous expliquent par quel long engrenage on en arriva au déclenchement de la [guerre de 1914-191>mot19], guerre civile européenne qui jeta dans la tuerie des millions de jeunes européens « civilisés », qui ne se connaissaient pas et n’avaient personnellement aucune raison de s’entretuer. Mais, comme l’écrivait Anatole France en 1922, « On croit mourir pour la patrie, on meurt pour des industriels ». Cf. : 1922 - Anatole France - On croit mourir pour la Patrie...
Une des terribles (...)
J’évoquais récemment la présence des « petits » candidats, en prenant l’exemple de celui du PCFque les sondages (qui ne sont pas parole d’évangile) rangent dans la même catégorie que le NPA, Lutte ouvrière, Arnaud Montebourg, voire Mme Hidalgo si sa dégringolade continuait. « Petits » candidats que notre Líder maximo doit considérer comme des candidats de trahison à la grande cause qu’il vint de proclamer une fois de plus, « l’Union populaire », union à la base derrière sa candidature, évidemment. Je vous (...)
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